Incursions citadines

Du Monoprix de Limoges

C’était vendredi, voilà deux semaines. J’avais un rendez-vous à Limoges, de quoi passer l’après-midi à la ville. A moi les flâneries dans les rues pavées et le shopping, la journée était belle, le nez au vent. En fin de journée, je me décide à faire quelques achats alimentaires pour les amis qui dînent à la maison. Le jour du marché dans mon village étant le samedi, le vendredi, j’ai généralement écoulé fromages et autres délices locaux. Plusieurs options s’offrent à moi. Rentrer faire les courses à demeure ? L’épicerie risque d’être fermée. M’arrêter dans un hypermarché sur le chemin du retour ? Perte de temps et d’argent assurée. Je porte mon choix sur le Monoprix du centre ville, à quelques enjambées. Sauf que j’avais oublié ce que c’était que de faire ses courses en ville un vendredi soir. Installé au sous-sol, le Monop’ archi-bondé m’étouffe. Il y a la queue aux caisses, les achats qui ne rentrent pas dans les sacs… Mais pourquoi suis-je si pressée d’un coup ??? Arrivée au parking souterrain à l’autre bout de la ville, la machine refuse ma carte bleue, puis je me retrouve dans une chose devenue saugrenue : les embouteillages aux feux rouges ! Mais pourquoi les gens m’énervent, tout d’un coup ??? Hum, je suis en ville…

à l’entassement parisien

En ce moment, je suis à Paris mais là, je me suis préparée pour éviter le stress. Mes rendez-vous ont été prévus à l’avance, bien répartis sur la semaine pour éviter de traverser Paris dans les deux sens le même jour, je pars en avance, je mets de la musique dans mes oreilles dès que j’entre dans le métro (pas très convivial mais cela aide à se détendre quand le train est bondé)… Donc tout va bien, je ne me sens pas pressée, ni énervée contre qui que ce soit. Mais je suis épuisée !!! Et encore, j’ai un rythme plus cool que la plupart des travailleurs parisiens. Tout ce mouvement, ce bruit, ces gens partout, cette agitation, je n’ai pas l’habitude et je trouve difficile de ne pas pouvoir y échapper. Le mot qui me vient en permanence à l’esprit c’est « entassé ». Je reste pantoise devant la capacité des habitants de Paris à vivre si collés les uns des autres, que ce soit dans les logements, la rue ou les transports. Du coup je me dis que tous ceux qui disent de pas vouloir ou pouvoir vivre ailleurs par peur d’être « isolé » prend tout son sens. J’ai toujours pris cet argument d’isolement comme fallacieux : comme si en province on vivait coupé du monde, sans concerts, expos ni internet ! Mais je me demande maintenant si la sensation d’isolement ne leur vient pas dès qu’ils cessent d’être entassés les uns aux autres…

Moi, je ne me sens pas du tout isolée dans ma bourgade, mais si tranquille !

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2 Réponses to “Incursions citadines”

  1. Adèle Says:

    Encore une fois, je partage votre ressenti: la ville, ça épuise!!!

    Pire que l’entassement, je pense que je ne supporte pas la vitesse: les gens vont vite, les multitudes de voitures aussi… la ville n’est pas à taille humaine, et là où on est censé ne pas être « isolé » on ignore son prochain.

    Ah… le métro parisien… je bousculais légèrement une dame et m’en excusais aussitôt: la dame m’a regardé avec un regard plein de peur (se disait-elle: « au secours! on me parle! »)… et dire que dans ma campagne, on salue les inconnus que l’on croise dans la rue!!!

    A bientôt

  2. emmanuellemayer Says:

    Chère Adèle
    Vous avez raison, il y a aussi la vitesse !
    Bien que je ne souhaite pas faire de blog un manifeste contre la ville, force est de constater que j’ai parfois du mal à résister, parfois ! C’est de bonne guerre après tout, énormément d’urbains ne se gênent pas pour dénigrer la campagne, son soi-disant vide culturel et ses bouseux !

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