Pesticides : enfin des bonnes nouvelles !

La première bonne nouvelle, c’est que le MDGRF a gagné le procès qui l’opposait à la Fédération nationale des producteurs de raisin de table.

Petit récap :

Le MDGRF, c’est le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures, une association engagée dans la lutte contre les pesticides.

La Fédé des producteurs de raisin a assigné en justice le MDGRF pour dénigrement du raisin de table suite à la publication d’une étude qui analyse les résidus de pesticides dans des raisins de table vendus dans des supermarchés réalisées en novembre 2008
avec quatre autres associations européennes. Analyses qui montrait, bien évidemment, la contamination dudit raisin. La Fédé demandait rien de moins que 500 000 € à l’asso.

Le procès s’est tenu le 6 janvier au TGI de Paris. Côté MDGRF, la plaidoirie était assurée par Me Alexandre Faro et Me Corinne Lepage. Lire l’article très intéressant de Rue89 sur ce procès.

Le verdict (tel qu’il est expliqué dans le communiqué de presse du MDGRF), rendu le 10 février dernier :
Le TGI reconnait que le MDRGF s’est exprimé dans le cadre de son objet social d’intérêt général, et n’a aucunement abusé de façon fautive de sa liberté d’expression en publiant les résultats d’analyses montrant la présence de résidus de pesticides dans des raisins vendus dans les supermarchés (…) En outre, ce jugement reconnait notre droit à parler de « pesticides et de contamination » pour parler des résidus présents dans les raisins analysés. En conséquence de quoi le tribunal a rejeté les demandes en dommages et intérêts de la FNPRT. De plus, le jugement reconnait que en attentant cette action, la FNPRT a abusé de son droit d’agir en justice (…). En conséquence de quoi le juge décide que la FNPRT devra verser au MDRGF 1€ au titre de dommages et intérêts pour procédure abusive, ce qui est une décision assez rare dans ce type de procès. Enfin, la FNPRT a été condamnée à payer au MDRGF la somme de 2000€ au titre des frais engagés pour sa défense.

La 2e bonne nouvelle, c’est que quelques jours avant, le 29 janvier, une autre décision de justice contre les pesticides a été rendue, celle de la Cour d’appel de Bordeaux, qui a reconnu comme maladie professionnelle l’intoxication d’un agriculteur à un désherbant Monsanto. Comme on peut le lire dans l’article de La Vie paru mardi dernier  « Pesticides, l’omerta se fissure », pour Pour François Lafforgue, l’avocat du paysan Paul François, « c’est la première fois en France qu’une cour d’appel établit un lien direct entre un produit phytosanitaire bien déterminé et des troubles de la santé. Cela peut faire jurisprudence« .

En attendant la disparation des pesticides, la meilleure arme contre Monsanto reste de manger bio !

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