Archive for the ‘Habiter champêtre’ Category

Décoration champêtre : le style campagne chic

22/03/2010

Une fois n’est pas coutume, Néocampagne aborde aussi bien la politique et l’agriculture que des sujets plus futiles comme la décoration intérieure.

Force est de constater qu’au delà des tendances, le style campagne chic, aussi appelé charme reste une valeur sûre pour les maisons anciennes en pierre. Les propriétaires de maisons d’hôtes en savent quelque chose puisqu’ils en sont les meilleurs représentants !

Patines et lin

Les caractéristiques de ce style : pierres apparentes, mobilier ancien en bois patiné dans des tons clairs (ivoire, crème, galet, anthracite, taupe, parme…), poutres lasurées, textiles en lin (rideaux, draps, nappes…), toile à matelas rayée blanc et beige, toile de Jouy, boutis, portes de placard en grillage à poule, objets en zinc, verrerie ancienne, et quelques petites touches de métal vieilli et de bois brut ou de récupération (par exemple anciennes portes ou persiennes détournées en portes de placard ou tête de lit…).

Les marques spécialisées charme / campagne chic

Jardin d’Ulysse, Athezza, Blanc d’Ivoire, Comptoir de famille, Hanjel, Du bout du monde, Linum, Mis en Demeure, Pomax, Chehoma, Interior’s, Country Corner.

Je tiens à préciser qu’en fouillant sur le web, j’ai découvert que la société Interior’s avait été attaquée par des syndicats de salariés. Et le prix des meubles ne serait pas à la hauteur de la qualité. Mais sur ce point, difficile de vérifier : les avis de personnes mécontentes sont toujours plus nombreux que les avis des personnes satisfaites…

Pierres apparentes ?

Attention, les pierres apparentes, c’est beau, mais ce n’est pas isolant. Si vous ne résistez pas à les montrer, limitez-vous aux murs sud et, sur les murs nord, posez un enduit isolant (chaux-chanvre) ou un isolant derrière une couche de placo ou de lambris à grosses lattes (les grandes planches brutes sont beaucoup plus jolies que le lambris classique).

Si les photos vous font rêver… il s’agit de la maison d’hôtes La Roche d’Esteil, en Dordogne, non loin de Sarlat. Des séjours agréables en perspective !

Une maison de ville à la campagne

23/01/2010

Je vous annonce que je suis désormais propriétaire d’une charmante maison en pierre du XVIIIe siècle (peut-être même XVIIe !), située dans un bourg de 2000 habitants.

Comme vous le savez, j’adore la vie dans les centre-bourgs, notamment car cela permet de diminuer l’usage de la voiture pour les activités de la vie courante (aller chercher du pain, les enfants à l’école…). Avec mon compagnon, nous travaillons tous les deux à la maison, alors une seule (vieille) voiture nous suffit, et pour un usage occasionnel !

Nous avons choisi l’une de ces maisons qui intéressent rarement les néo-ruraux, une maison sur plusieurs niveaux, entre deux autres bâtisses mitoyennes. Avec son parquet en châtaignier, ses murs de pierre, sa chouette situation et son potentiel d’évolution, elle nous a tapé dans l’œil !

Bon, au début, nous allons utiliser la vieille chaudière au fioul qui y est installée… pas super écolo ! Mais avant de changer pour une énergie renouvelable, il nous faut abattre des cloisons pour faire entrer la lumière, poncer le parquet, refaire toutes les peintures et quelques enduits, changer des portes et… renflouer les caisses ! Viendront ensuite l’isolation du sol et des combles, et le chauffage !

On vous raconte tout ça dans notre blog « Si j’avais un marteau », à l’adresse : http://ceseraitlebonheur.wordpress.com

Je rêve d’isolation chanvre, de chauffe-eau solaire et d’une chaudière à granulés, mais malgré les aides, tout cela a un prix, alors avançons petit à petit.

En attendant, nous allons avoir un petit jardin ! A nous repas en terrasse, paresse sous le lilas, compost et mini-potager, c’est à dire les avantages du jardin, sans les inconvénients (rappelez-vous, l’un de mes tout premier post : « à la campagne et sans jardin »).

Bûches, plaquettes ou granulés ?

19/01/2010

Depuis la neige tombée avant Noël, le chauffage est devenu l’une de nos discussions principales dans le coin (juste après le temps qu’il fait, donc, et l’état des routes !).

Question de poêles

Dans la campagne Limousine, on se chauffe beaucoup au fioul, mais aussi au bois. « Faire son bois » n’est pas exotique, beaucoup fendent leurs bûches pour alimenter poêles, inserts ou cuisinières à bois. Mais seules les maisons tournées autour d’une grande pièce centrale peuvent se suffire d’un tel système, à l’image des granges rénovées et maisons écologiques qui fleurissent sur le territoire. Pour elles, l’idéal est le poêle de masse, qui a une autonomie de 24h, et dont la chaleur rayonne. J’ai expérimenté chez des amis, c’est un vrai bonheur et une belle qualité de chauffage, avec la vue du feu en prime. Sinon, il y a le poêle à granulés, qui a l’énorme avantage d’être programmable et d’avoir une grande autonomie : on peut s’absenter quelques jours et retrouver sa maison chaude, on peut le programmer pour se mettre en route 1h avant de rentrer du boulot etc.

Chaudières à bois

Pour les maisons anciennes mal isolées, les maisons de villes sur plusieurs niveaux ou les pavillons cloisonnés, impossible de se passer de petits radiateurs d’appoint, type électriques, en complément du poêle. Le mieux est donc d’opter pour du chauffage central. Là encore, certains utilisent le bois-bûche, via une chaudière ou une cuisinière à bois, pour alimenter des radiateurs. Mais, comme pour les autres appareils qui fonctionnent avec des bûches, cela veut dire allumer le feu tous les jours, et l’alimenter régulièrement. Pas pratique pour ceux qui font beaucoup de déplacements ou qui n’ont pas envie d’avoir cette corvée quotidienne. Dans ce cas, il vaut mieux opter pour une chaudière à plaquettes (bois déchiqueté) ou à granulés. Automatiques et performantes, ces chaudières coûtent cher mais bénéficient non seulement du crédit d’impôt mais aussi d’aides régionales et, parfois, départementales. La plaquette est le combustible le plus écolo (car local et peu transformé) et il est très économique. Mais les chaudières à plaquettes n’existent que dans de fortes puissances, les plaquettes sont livrées par des camions ou des tracteurs qui passent mal en ville, et il faut de la place pour le silo. Conclusion : sauf exception, pour le moment, la plaquette est réservée aux zones rurales. Le granulé est plus cher -mais devrait baisser car de plus en plus utilisé- et a l’avantage de pouvoir être livré en sac, sur des palettes d’une tonne. Ce qui rend possible l’utilisation de chaudières à granulés dans les maisons de ville et de bourg. Mais pour le moment l’idéal reste d’avoir la place pour un silo de stockage.

Pour en savoir plus :

Habitat Naturel Hors-série n=°7 « Guide du chauffage au bois »

Habitat Naturel n=° 28 (sept-oct 2009) avec un dossier « Tout sur le chauffage aux granulés » (dans ce numéro, j’ai fait un reportage sur le réseau des ressourceries)

Et l’ouvrage d’Emmanuel Carcano chez Terre Vivante, « Chauffage au bois, choisir un appareil performant et bien l’utiliser« 

Une maison écologique… mais pas rustique !

08/12/2009

Figurez-vous que le post le plus lu sur mon blog, c’est celui consacré à la déco style nature-campagne ! Comme, par ailleurs, c’est en milieu rural que se poussent la plupart des maisons écologiques, je ne résiste pas à vous parler décoration & écoconstruction…

Je suis fan de la décoration de Céline, qui a fabriqué plein de meubles elle-même

Qui dit écoconstruction dit maison performante côté énergie et saine côté matériaux. Mais sur la décoration, la plupart des constructions bio que l’on voit dans les revues spécialisées font malheureusement plus peur qu’envie : enduits naturels jusqu’à l’excès, lambris style location à la neige, peinture home made essuyée façon mur sale, incrustations et fresques baba-cools… sans oublier l’ensemble charpente apparente en bois blond + brique de terre crue + enduits à la terre ocre + terre cuite au sol, un ensemble tellement chaleureux… qu’il en devient étouffant !

Non, écologique ne rime pas forcément avec esthétique !

Le pari n’est pas évident. Car qu’elles soient en paille ou en brique monomur, les maisons écologiques ressemblent souvent à des pavillons classiques en parpaings. Le bois a plus de style, mais s’il recouvre tous les murs intérieurs, on n’échappera pas à notre problématique : une maison écologique… mais pas rustique !

La solution : alléger l’aspect cocon douillet, équilibrer l’atmosphère avec des matériaux et des objets plus « durs ».

Oui à un mur ocre en enduit terre, mais avec un sol en béton ou à gros carreaux gris.

Une grande table de ferme sur du carrelage de terre cuite et des murs orangés, mais avec des chaises design…

Il suffit parfois d’un détail pour casser l’effet naturel too-much : un escalier ultra-contemporain, des poutres peintes en blanc, un poêle moderne, une crédence en métal, un dessus de lit en chanvre violet…

Substance, la brocante indus de Marie-Jérômine (à Paris)

Pourquoi ne pas se saisir de la tendance actuelle au mobilier industriel ? Une ancienne armoire d’usine en métal, voilà qui va donner du cachet à un bel enduit naturel à la terre ou à la chaux !

Les brocantes industrielles se multiplient (ma préférée : Substance, à Paris) mais le prix de ce mobilier d’occasion, réparé et valorisé, n’est pas franchement abordable ! Moins écologique, on peut acheter des répliques neuves de ce style industriel. Aujourd’hui, toutes les enseignes ont lancé une collection sur ce thème, de Fly à Maisons du Monde en passant par La Redoute, et bien-sûr les enseignes hauts de gamme, comme Jardin d’Ulysse ou équitables comme Alter Mundi, qui diffuse une collection de très chouettes meubles en bois & métal. Bien-sûr, le mieux est de chiner, dans la rue, les ressourceries et sur leboncoin.fr, et d’apprendre à retaper soi-même les vielles chaises d’écolier et autre meuble de tri postal !

Autre style en vogue, l’écodesign. Voilà qui a l’avantage de mêler écologie et lignes contemporaines, épurées. Les créateurs sont de plus en plus nombreux dans ce domaine. Meubles, textiles, objets, luminaires, tout cela a un coût, comme le sur-mesure ou l’artisanat local. Mais c’est durable et tellement beau !

Quelques bonnes lectures :

Déco bio et eco-design, de Lionel Astruc (ed. Ulmer) : L’auteur ne se contente pas d’énumérer les solutions écologiques pour les sols et les murs, il propose aussi une sélection de mobilier éco-design. Chaque matériau est passé au crible et, pour chaque entreprise citée, l’auteur a mené sa petite enquête.

La déco bio en 500 adresses, de Marie Lorrain (ed.Fleurus) : Mon nouveau bouquin de chevet ! Mais il n’intéressera que les passionnés car il s’agit en fait d’un guide, qui présente 500 marques ou créateurs éco-design. Toute la maison est passée en revue.

Matériaux écologiques d’intérieur, Aménagement, finition, décoration, de J-C et M. Mengoni (ed. Terre Vivante): Comme toujours chez Terre Vivante, on a un ouvrage complet, rigoureux et précis sur la question. Chaque matériaux est passé au crible, les techniques sont soigneusement expliquées, et les auteurs ont très justement anticipé de nombreuses questions. Seul hic : le discours est très militant (trop ?) et l’aspect déco quasi-nul. En gros, si c’est écolo, alors c’est beau (alors que noooonnnn !!!).

Habitants en yourtes menacés

05/03/2009

yourte_roulottes-9e90dA Bussière Boffy dans le nord de la Haute-Vienne, des gens se sont installés en yourte, certains depuis 15 ans, sur leur terrain privé mais non-constructible. Ces personnes ont réalisé plusieurs démarches pour changer le statut du terrain, sans succès et, aujourd’hui, la nouvelle équipe municipale cherche à les exclure.

Ce qui est terrible ici c’est qu’il s’agit vraiment d’une chasse aux « marginaux », selon les terme employés, car il serait possible de régulariser leur situation, en modifiant la carte communale, le Plu etc. Quand on regarde les images du reportage de France 3 du 25 février, on voit des gens engagés dans un mode de vie décroissant, mais qui semblent vivre très confortablement. La « marginalité » est ici très relative !

Désormais, on met tout et rien derrière le mot « marginal ». A l’heure de la crise écologique, économique et sociale, il n’est pas normal que les modes de vie basés sur l’autonomie, l’auto-suffisance, la mutualisation et l’écologie soient considérés comme marginaux. Ces pratiques doivent au contraire être valorisées puisqu’elles portent les solutions de la triple crise qui nous frappe !

Un comité de soutien a été formé et une manifestation est organisée le 14 mars sur place à 11h30.

Plus d’infos sur le site de l’association Ma cabane, où vous verrez toutes les intimidations reçues par le collectif : http://www.macabane.info/spip.php?article97

Petit topo sur la légilsation yourtes (en l’état actuel de mes connaissances, et en sachant que les interprétations continuent de varier) :

– S’il s’agit d’habitat temporaire ou de loisirs, sans raccordements aux réseaux Edf etc., la yourte s’apparente à une tente et tombe dans la légilsation camping. Le camping est autorisé sur des terrains non-constructibles, qu’ils soient publics ou privés, sous réserve de ne pas porter atteinte à toutes sortes de choses (paysage, eau, sécurité etc.). Et c’est le maire qui donne l’autorisation.

– S’il s’agit d’un habitat permanent, avec raccord aux réseaux, assainissement etc. il faut un permis de construire donc un terrain constructible. Là encore, c’est le maire qui valide le permis.

En gros, si la municipalité a décidé de débarrasser de personnes vivants en habitats légers, elle a donc tous les pouvoirs. A l’inverse, si elle est favorable à ce type d’habitat, elle a les moyens de les rendre légaux.

Déco version nature campagne

14/12/2008

419S’installer à la campagne, c’est pour certains synonyme de changement de vie écolo (voir post ci-dessous). Pour d’autres, c’est l’occasion d’acheter et rénover une maison, de se faire plaisir en créant une décoration champêtre. Si, comme moi, vous aimez la déco, voici quelques liens qui pourraient vous intéresser :

Pour découvrir des maisons décorées dans le style bois/nature : http://www.cotemaison.fr/maison-reve/bois-nature/ Evidemment, il s’agit là de maisons de rêve et haut de gamme mais on peut y puiser de l’inspiration !

Pour suivre l’aventure d’une rénovation de grange en loft : http://lagrangeloft.over-blog.com/

Pour les fans du style campage / champêtre : le magazine Campagne décoration. Maison & Travaux est très bien pour ceux qui font de la rénovation. Et Maison créative est destiné à tous ceux qui aiment décorer avec leurs petites mains ! Enfin, je vous présente d’Eco, un nouveau magazine de déco-écolo, avec lequel je commence à travailler (j’aurai l’occasion de vous en parler bientôt).

Quelques boutiques, pour finir :
– style champêtre, tradition, campagne : Jardin d’Ulysse, Comptoir de famille, Mixing club, Brin d’campagne
– style design / loft : Loft boutik , Atylia

C’est certes assez cher. Mais pour les amoureux de déco aux petits budgets, un buffet emmaüs orné d’une belle lampe d’une de ces boutiques, ça fait son effet !  Surtout si l’on a patiné soi-même son buffet ! (Dans le post précédent, sur le « faire soi-même » je donne le contact de l’association Savoir Faire et découvertes, qui propose justement un stage de patines à l’ancienne, avis aux amateurs).

L’écocontruction, secteur d’avenir pour le monde rural

29/10/2008

En juin dernier sur le plateau de Millevaches, se sont tenues les 2e rencontres de l’habitat rural, chapeautées par l’association Relier en partenariat ave De fil en réseaux. Le thème de cette rencontre : Habitat et écologie. Si depuis des décennies, des maisons écolos ont fleuri à la campagne, à l’heure du Grenelle, tous les acteurs du bâtiments s’intéressent désormais à la question. Plein de questions ont été débattues à ces rencontres : l’écoconstruction est-elle réservée aux privilégiés ? Le logement social va t-il enfin devenir écolo ? Comment former les professionnels ? Les écomatériaux peuvent-ils favoriser des filières locales ?

Car, au delà de son intérêt pour l’environnement et la santé, l’écoconstruction représente un potentiel économique. Le milieu rural a là une chance à saisir :culture du chanvre, débouché pour la paille, restauration du bâti ancien avec des techniques respectueuses, enduits terre… La demande est forte pour des matériaux et des professionnels de la construction écologique. Il serait dommage que la campagne rate ce virage car les industriels se précipitent sur ce marché porteur.

Vous trouverez dans le pdf ci-joint un 4 pages résumant ces rencontres : actes_habitat_ecologie

Depuis, il y a eu des 3e rencontres, portant sur l’habitat et les projets de territoires, en Rhône Alpes en octobre.

Les suivantes :
– Décembre : Habitat et démarches collectives, en Midi-Pyrénées
– Printemps 2009 : Habitat et création d’activités, en Auvergne
– Eté 2009 : Habitat mobile et habitat choisi, en Ile de France.

Plus d’infos sur le site de Relier (bientôt refondé !)

Ras l’bloc béton

16/10/2008

En ce moment, tous les jours sur France Inter après le journal de 13h, on se tape une pub du Bloc Béton. 100% écolo, le parpaing, c’est bien connu. Je suis allée sur leur site, « blocalians », et là, j’avoue, le lobby du béton fait fort, à coup d’écobilans et d’arguments étayés.

Sauf que… la seule comparaison effectuée est celle avec la brique monomur. Le parpaing isolé serait plus écolo que le monomur. Mais ils oublient de préciser avec quel type d’isolant (!). Or l’impact environnemental (mais surtout sanitaire) de la laine de verre n’est pas le même que celui du chanvre ou de la laine de mouton. Et puis, aucune comparaison avec les autres matériaux de construction écologiques (terre crue, paille, bois, chaux-chanvre…). Difficile, en conséquence, d’oser se proclamer matériau le plus écolo du marché, mais le lobby du béton n’hésite pas. Tout est bon pour ne pas perdre de parts de marché. Le consommateur s’intéresse à l’écologie ? On va lui en donner, du développement durable !

De plus, le bloc béton ne doit pas être jugé uniquement à l’aune de ses performances mais aussi en matière d’esthétique, de paysage… Le parpaing, faut-il le préciser, c’est surtout le monde du pavillon et du lotissement, ces constructions formatées, bâties à la va-vite, qui uniformisent nos paysages.

Ce post tombe à pic pour vous annoncer les 6e Rencontres nationales de la construction paille et les 1e assises nationales de la formation en écoconstruction qui se tiendront à Eymoutiers (87) au pied du Plateau de Millevaches en Limousin. Il va sans dire que la paille a un bien meilleur bilan écolo que le béton, surtout si elle est locale. Et côté esthétique, la paille permet des audaces architecturales (courbes par exemple) et peut être joliement décorée d’enduits naturels à la chaux et à la terre.

Si vous vous dites « j’aimerais bien aller aux rencontres paille mais j’ai pas de voiture », bonne nouvelle, le train passe à Eymoutiers et après, on peut tout faire à pied !

Les yourtes poussent comme des champignons

07/10/2008

Elles sont de plus en plus nombreuses dans nos campagnes, les yourtes. Parce qu’elles sont à la fois écolo (une empreinte si légère sur la terre…) et pas trop chères. On les a d’abord vues en chambres d’hôtes insolites mais elles trouvent des usages variés : une pièce supplémentaire, un lieu de travail, un habitat temporaire.

Lorsqu’on vise de construire plus tard une maison, qu’on est en plein chantier, ou qu’on n’a pas les sous pour une maison biolcimatique, la yourte, c’est un bon compromis, plus écolo qu’un mobilhome plein de plastique. A condition de ne pas l’importer de Mongolie (comme cela se faisait beaucoup au début) mais de la construire soi-même ou de la faire construire par un professionnel. Qu’on se le dise : constructeur de yourte est un métier en plein essor !

Quelques constructeurs :

Libertente
La Maison voyageuse

Horizon Yourte

La yourte contemporaine

A lire : « Habitat Plume » de Christian Lagrange, aux éditions Terre Vivante

A la campagne et sans jardin !?

17/09/2008

Et oui, certains amis citadins ne comprennent pas très bien ce que je fais ici, dans un bourg de 2000 habitants loin de tout, si ce n’est pas pour faire pousser des tomates.

Quelques explications s’imposent :

1) Après deux ans en bordure d’une gros « village-rue » très passant, je voulais vivre en plein coeur d’un centre-bourg mignon, pour pouvoir tout faire à pied. Je voulais aussi un nombre de pièces précis, et un loyer pas cher… et rapidement. Donc, non, je n’ai pas une maison avec jardin mais un super appart !

2) Dans le village-rue très bruyant où j’habitais avant, il y avait 1200 m2 de jardin. J’avais bien fait pousser quelques courgettes, mais le bêchage a vite eu raison de moi, et ne parlons pas de la tonte. Conclusion : je rêve de réitérer l’expérience jardinage… mais soit un grand jardin à plusieurs, soit une vaste parcelle de graminées qu’on laisse vivre, ou alors un mini jardin ! Bien-sûr, il reste l’option « je change de vie et je deviens autonome en nourriture » mais je n’en suis pas (encore) là !

3) Le jardin ne m’est pas indispensable car la nature ici est à portée de main. Envie de forêt, de montagne, de vaches : il suffit d’enfiler ses chaussures, même pas besoin de prendre la voiture.

4) Au marché, il y a des maraîchers bio qui font des légumes supers bons, produits à 10 km tout au plus. Si c’est pas manger local, ça !

5) Ce que je suis venue chercher ici, au pied du Plateau de Millevaches, ce n’est pas la tranquillité, mais la qualité de vie (vaste sujet), la convivialité, l’implication locale. Alors jardin ou pas…

Bonne journée


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