Archive for the ‘Travailler au vert’ Category

Néocampagne nouvelle version

27/01/2015

J’ai repris Néocampagne sous une nouvelle forme : plus fraîche, plus fun et collective !
Rendez-vous sur www.neocampagne.fr

Vive le télétravail !

05/07/2011

Au sortir de nos études, mon compagnon et moi avons commencer à travailler. Lui comme jeune cadre dynamique -néanmoins chevelu- à Paris, moi comme journaliste stagiaire à la rédaction d’un magazine de voyage.
Les conclusions ne sont pas faites attendre : ce n’était pas « ça » que nous voulions. Se lever le matin pour aller tous les jours à la même heure au même endroit, perdre du temps en transports, être pressé… A 25 ans, nous aspirions à une vie plus agréable.

Mon homme a choisi la création collective d’une entreprise où tous sont en télétravail. J’ai opté pour ma part pour le journalisme rémunéré à la pige.

A 30 ans, sa boîte fonctionnait bien, j’avais atteint mon objectif de vivre de la pige et la vie à la campagne était devenue une évidence. Grâce à des logements plus vastes, la campagne permet aux télétravailleurs d’avoir de l’espace pour travailler. Nous, notre maison est suffisamment grande pour que nous ayons chacun un bureau. A midi, nous déjeunons ensemble, à la maison ou au resto du coin. Notre fille va à la crèche à deux pas… Notre temps de transport est réduit à zéro, ce qui nous laisse du temps pour jouer avec notre fille, cuisiner le dîner, lire la presse et même regarder des séries américaines.
En plus, nous avons le toupet de travailler à 80% pour avoir encore plus de temps à consacrer à autre chose qu’au travail. Le bricolage, la décoration, et, bien-sûr, l’investissement dans des projets locaux.

Alors bien-sûr, c’est parfois dur de ne pas croiser de collègues tous les jours et d’être enfermé chez soi. Mais pour pallier à ce problème, rien de mieux que… les amis également indép’ ou télétravailleurs. Mes deux meilleures copines ici sont dans ce cas-là. Quand on en a marre, un coup de fil, un café, et c’est reparti. Parce que bien-sûr, comme la crèche, les copines sont à deux pas…

S’installer paysan en Massif Central

14/10/2009

Après mon précédent post, sur l’industrie, il est temps de revenir à nos moutons, à savoir la campagne comme terre d’expérimentation d’utopies durables (un peu alambiqué, comme formule, mais c’est ça, en définitive, la ligne éditoriale de ce blog !).

Donc des infos pour ceux qui veulent s’installer en agriculture durable :

D’abord la mise en ligne du site http://jeminstallepaysan.org/massifcentral/ par les Ardear du Massif Central. Vous y trouverez toutes les infos nécessaire pour réussir son installation sur ce territoire de moyenne montagne qui rassemble l’Auvergne, le Limousin, ainsi que certains départements limitrophes (pour revoir sa géographie : http://fr.wikipedia.org/wiki/Massif_central !)

aggl_1230_rad_redac87_87_semaine_28_2009_04_aggloEnsuite le guide « S’installer en agriculture durable en Limousin, franchir le pas », composé de fiches pratiques et techniques (construire son projet, s’initier au métier, chercher du foncier, financer son projet, définir son statut…). Ce guide a été édité par le Réseau Agriculture Durable du Limousin (RAD) dont voici les membres (à qui vous pouvez vous adresser pour recevoir le guide) :

-*L’Ardear Limousin, Association régionale pour le développement de l’emploi agricole et rural

-Les Civam du Limousin, Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural

-Le Gablim, Groupement des agrobiologistes du Limousin

-Accueil Paysan Limousin

-Limousin Nature Environnement

Ces structures existent dans les autres régions de France, ce se sont des acteurs essentiels du monde rural.

Plus conventionnelles, les Adasea sont aussi des organismes utiles pour s’installer.

Entreprises innovantes en Limousin

14/10/2009

Qu’on se le dise, à la campagne, il n’y a pas que des fermes et des commerces et services de proximité. La haute technologie, le PME innovantes, ça existe aussi en Creuse. Citons par exemple EMIX, qui produit des éléments de panneaux photovoltaïques au beau milieu des champs ou presque (dans la ZAC de La Souterraine en l’occurrence). Je pense aussi à 3SI, qui édite des logiciels spécialisés à Guéret. Ou Camera Contact, lauréate du Concours national Oseo, Ka Games, jeune société conceptrice de jeux vidéos en ligne…

Lecteur assidu, tu te demandes ce que j’ai à soudain parler d’industries de pointe et de starts-up ?

Oui, c’est vrai, je défends la relocalisation de l’économie. Mais de l’économie de base (nourriture, énergie, vêtements…), pas la fin du progrès ! Surtout que ces boîtes se développent et créent des emplois pour des diplômés. Qui a dit que pour trouver du boulot, il fallait chercher dans les grandes métropoles ? J’ai déjà rencontré des employeurs qui avaient un mal fou à recruter des ingénieurs parce que ces derniers préfèrent La Défense à la Creuse.

Entre le prestige et la qualité de vie, pour moi c’est vite vu !

Un boulot sur le plateau

20/08/2009

Une info en passant…

L’association Pivoine (accompagnement des porteurs de projets) et le Monde Allant Vers (ressourcerie auto-gérée), toutes deux basées à Eymoutiers, recrutent !

Le Pays d’Ouest Limousin cherche également un chargé de mission services à la personne.

Et le MRJC Limousin, un animateur.

Des opportunités à saisir :

voir les offres sur le site de De Fil en Réseaux

(je sais pas vous, mais c’est le genre de post qui me donne le sourire !)

La Creuse, une punition ?

21/11/2008

Hier, j’écoutais Là-bas si j’y suis en faisant une tarte aux pommes (locales, les pommes, j’ai pas de jardin mais des voisins !). C’était sur les enseignants en grève. L’une des profs, évoquant le risque d’avoir acceptée d’être suivie toute une journée par une journaliste de l’émission, a précisé que son entourage lui avait dit :  » Fais gaffe, y’en a qui sont mutés en Creuse pour moins que ça ! ».

Inutile de dire que j’ai pas suivi le reste de l’émission… trop énervée par l’idée que les départements les plus ruraux soient considérés comme une punition !!! J’ai tout simplement halluciné ! Je n’ai pas enquêté sur le terrain mais, hum, j’ai plutôt l’impression que la qualité de vie d’un prof en Creuse est supérieure à celle d’un prof en Ile de France. Certes, tout le monde n’aime pas la campagne. Et les mutations non-choisies (quel que soit la destination) ne sont pas propices à l’épanouissement. Mais de là à considérer la vie en Creuse comme une punition suprême !

« Faites-vous une fleur, offrez-vous un jardin » : c’est le slogan du comité départemental du tourisme de la Creuse. En plus d’être un coin de nature super beau, la Creuse permet aussi aux profs de s’enrichir : et oui, même salaire, mais côté loyer, c’est autre chose. Idem pour la bonne bouffe locale, le ciné, les concerts… A titre d’exemple, notre appart (en haute vienne, à qqkm de la Creuse) est à 476 € chauffage compris pour 80 m2. Et c’est même assez cher pour le coin ! On trouve des baraques à louer de 100 m2 à moins de 400 €, avec chauffage au bois. Des granges à rénover pour une bouchée de pfelis_pteain. Et comme les routes sont sinueuses et abîmées, une vieille voiture pas chère suffit ! (bon j’exagère un peu, une 2×2 voies traverse maintenant la Creuse d’est en ouest). Ah oui et puis j’allais oublier, en Creuse, on a de la bonne bière locale ! La délicieuse Felis, brassée par Alessio et Rebecca et la toute nouvelle 1000 de la Brasserie du Plateau. Que demande le peuple !

Les autres avantages sont nombreux, il suffit d’être curieux, ouvert et prêt à s’activer pour créer tout ce qui n’existe pas encore sur le territoire.

L’écocontruction, secteur d’avenir pour le monde rural

29/10/2008

En juin dernier sur le plateau de Millevaches, se sont tenues les 2e rencontres de l’habitat rural, chapeautées par l’association Relier en partenariat ave De fil en réseaux. Le thème de cette rencontre : Habitat et écologie. Si depuis des décennies, des maisons écolos ont fleuri à la campagne, à l’heure du Grenelle, tous les acteurs du bâtiments s’intéressent désormais à la question. Plein de questions ont été débattues à ces rencontres : l’écoconstruction est-elle réservée aux privilégiés ? Le logement social va t-il enfin devenir écolo ? Comment former les professionnels ? Les écomatériaux peuvent-ils favoriser des filières locales ?

Car, au delà de son intérêt pour l’environnement et la santé, l’écoconstruction représente un potentiel économique. Le milieu rural a là une chance à saisir :culture du chanvre, débouché pour la paille, restauration du bâti ancien avec des techniques respectueuses, enduits terre… La demande est forte pour des matériaux et des professionnels de la construction écologique. Il serait dommage que la campagne rate ce virage car les industriels se précipitent sur ce marché porteur.

Vous trouverez dans le pdf ci-joint un 4 pages résumant ces rencontres : actes_habitat_ecologie

Depuis, il y a eu des 3e rencontres, portant sur l’habitat et les projets de territoires, en Rhône Alpes en octobre.

Les suivantes :
– Décembre : Habitat et démarches collectives, en Midi-Pyrénées
– Printemps 2009 : Habitat et création d’activités, en Auvergne
– Eté 2009 : Habitat mobile et habitat choisi, en Ile de France.

Plus d’infos sur le site de Relier (bientôt refondé !)

Pas de boulot à la campagne ?

18/09/2008

Bien-sûr, la Creuse, le Berry ou la Lozère ne sont pas connus pour leurs capacités d’emploi. Bien-sûr, les grosses usines ont déserté les campagnes pour les banlieues et les pays où la main d’oeuvre est moins chère. Mais on peut bosser à la campagne, même si on n’est pas agriculteur.

Je ne vais pas développer ici les nombreuses alternatives qui se développent aujourd’hui pour travailler en milieu rural (création de très petites entreprises, pluriactivité, télétravail, etc. etc.). Simplement citer un exemple. Il s’agit de L’Atelier, à Royère de Vassivière, largement médiatisé (même Glamour en a parlé (!)) mais qui mérite de s’y arrêter de nouveau : ce café-concert-brasserie accueille également une petite boutique et 3 associations, dont l’une gère un espace multimédia à l’étage (l’association CtrlA).

Outre l’activité propre à l’Atelier, un groupement d’employeurs gère les salariés des associations hébergées. Beaucoup travaillent à temps partiel pour pouvoir développer des projets par ailleurs. Chaque mois, c’est entre 15 et 20 fiches de salaires ! Ce qui fait de ce lieu le 2e employeur de la commune après la maison de retraite. Pour un village de 600 habitants, c’est pas rien ! Et ça a été possible parce qu’un groupe d’amis y a cru !

Lire l’article sur L’Atelier paru dans Village magazine en juillet 2006

J’ai également parlé d’eux dans Politis, n=°933, 5/01/2007 « Association de bienfaiteurs »


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