Road trip dans les Yvelines

novembre 8, 2009 par emmanuellemayer

54Tout a commencé dans une camionnette de location Super U de Chateauneuf-la-forêt. Direction Paris, pour aller chercher des affaires à ramener. Le ciel était bleu, le soleil brillait, on écoutait nos CD… et on a doublé, rigolards, une camionnette Leclerc…

Sur le périphérique parisien, tout s’est bien passé parce que ce n’est plus moi qui conduisait. Mon homme connaissant bien la ville, nous sommes arrivés sans difficulté à l’appartement. Bon, après, il fallait trouver une place pour se garer, ce qui était une autre paire de manche. A deux doigts de la crise conjugale (là, y’a une place. Ca rentre pas. Mais si je te dis. Stooooop ! Mais c’est pas possible, tu sais pas faire les créneaux. Ce serait plus simple si tu me guidais etc. etc.), je suis descendue du véhicule. Et le fourgon de finir sur une place de livraison.

Le lendemain, le camion plein, nous avions prévu d’aller à Ikea. Oui, je sais, c’est pas artisanal, c’est pas rural, non vraiment, mais qu’est-ce que je suis allée faire là-bas ? C’est aussi la question que je me pose. Officiellement, nous y allions pour acheter un meuble précis. Mais officieusement, je voulais combler une lacune : je n’étais jamais allez “chez” Ikea. Comme on devait se rendre ensuite chez des amis à Chartres, s’arrêter à Ikea sur la route depuis Paris, cela semblait si simple… Erreur !

carte-yvelinesAu début, je ne me doutais pas de ce qui allait nous arriver. A peine sortie de Paris, j’observe avec curiosité l’urbanisme local. L’autoroute (en région parisienne, toutes les routes sont des 4 voies) longe le siège de grosses entreprises et je vois Boulogne-Billancourt et Issy les Moulineaux “en vrai”. A mesure que l’on roule vers Plaisir, notre destination, je réalise que les Yvelines sont en fait un département très vert. Mais c’est bien-sûr, les Yvelines, c’est la forêt de Rambouillet et le Parc Naturel Régional de la Vallée de Chevreuse ! Je suis interrompue dans ma rêverie forestière par… les embouteillages à la sortie de l’autoroute pour rejoindre la zone commerciale de Plaisir !!! Je n’y avais pas pensé mais le samedi après-midi en banlieue parisienne, tout le monde va à Ikea !

Je ne vous raconterai pas nos 3 heures dans les lieux, vous connaissez sûrement, mais il est clair pour moi que l’association d’un espace d’exposition avec circulation imposée et d’un espace entrepôt où aller attraper soi-même les meubles, m’est apparue comme insupportable. Alors oui, c’est moins cher qu’ailleurs, mais j’ai trouvé l’expérience tellement stressante que je ne suis pas prête d’y retourner.

Bon, le pire n’était pas encore arrivé. Une fois notre fière camionnette chargée, nous quittons les lieux, soulagés, direction Chartres où nous attend une bonne soirée. Las ! Il nous faut d’abord sortir du parking bondé, faire quelques kilomètres d’embouteillages, avant d’arriver à un rond-point, puis un autre, puis un autre, puis un autre… où jamais ne figure un panneau “Rambouillet”. A tournicoter entre Elancourt, Plaisir et Trappes à la recherche de cette maudite route, on se retrouve complètement paumé. Partout autour de nous depuis une heure, des rond-points, des 4 voies, des supermarchés et des pavillons. Superbe, non vraiment… Après avoir essayé toutes les combinaisons de ronds-points, on a fini par dégoter la départementale (encore une 2×2 voies) qui nous a emmené à Rambouillet, puis sur la route de Chartres. Le panneau “Région Centre” m’a complètement détendue. Curieusement, trouver l’appartement de nos amis dans cette ville où nous n’étions jamais allée s’est avéré un jeu d’enfant !

Morale de cette histoire : si, comme moi, vous ne circulez jamais en région parisienne et vous devez vous rendre dans les Yvelines, munissez-vous d’un GPS, de plusieurs cartes routières, et évitez Ikea !

S’installer paysan en Massif Central

octobre 14, 2009 par emmanuellemayer

Après mon précédent post, sur l’industrie, il est temps de revenir à nos moutons, à savoir la campagne comme terre d’expérimentation d’utopies durables (un peu alambiqué, comme formule, mais c’est ça, en définitive, la ligne éditoriale de ce blog !).

Donc des infos pour ceux qui veulent s’installer en agriculture durable :

D’abord la mise en ligne du site http://jeminstallepaysan.org/massifcentral/ par les Ardear du Massif Central. Vous y trouverez toutes les infos nécessaire pour réussir son installation sur ce territoire de moyenne montagne qui rassemble l’Auvergne, le Limousin, ainsi que certains départements limitrophes (pour revoir sa géographie : http://fr.wikipedia.org/wiki/Massif_central !)

aggl_1230_rad_redac87_87_semaine_28_2009_04_aggloEnsuite le guide “S’installer en agriculture durable en Limousin, franchir le pas”, composé de fiches pratiques et techniques (construire son projet, s’initier au métier, chercher du foncier, financer son projet, définir son statut…). Ce guide a été édité par le Réseau Agriculture Durable du Limousin (RAD) dont voici les membres (à qui vous pouvez vous adresser pour recevoir le guide) :

-*L’Ardear Limousin, Association régionale pour le développement de l’emploi agricole et rural

-Les Civam du Limousin, Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural

-Le Gablim, Groupement des agrobiologistes du Limousin

-Accueil Paysan Limousin

-Limousin Nature Environnement

Ces structures existent dans les autres régions de France, ce se sont des acteurs essentiels du monde rural.

Plus conventionnelles, les Adasea sont aussi des organismes utiles pour s’installer.

Entreprises innovantes en Limousin

octobre 14, 2009 par emmanuellemayer

Qu’on se le dise, à la campagne, il n’y a pas que des fermes et des commerces et services de proximité. La haute technologie, le PME innovantes, ça existe aussi en Creuse. Citons par exemple EMIX, qui produit des éléments de panneaux photovoltaïques au beau milieu des champs ou presque (dans la ZAC de La Souterraine en l’occurrence). Je pense aussi à 3SI, qui édite des logiciels spécialisés à Guéret. Ou Camera Contact, lauréate du Concours national Oseo, Ka Games, jeune société conceptrice de jeux vidéos en ligne…

Lecteur assidu, tu te demandes ce que j’ai à soudain parler d’industries de pointe et de starts-up ?

Oui, c’est vrai, je défends la relocalisation de l’économie. Mais de l’économie de base (nourriture, énergie, vêtements…), pas la fin du progrès ! Surtout que ces boîtes se développent et créent des emplois pour des diplômés. Qui a dit que pour trouver du boulot, il fallait chercher dans les grandes métropoles ? J’ai déjà rencontré des employeurs qui avaient un mal fou à recruter des ingénieurs parce que ces derniers préfèrent La Défense à la Creuse.

Entre le prestige et la qualité de vie, pour moi c’est vite vu !

Produits fermiers & artisanaux à portée de souris

octobre 6, 2009 par emmanuellemayer

Les boutiques en ligne d’achats de produits fermiers ou artisanaux se multiplient. En voici quelques-unes sympa :

-Trésors Lingons, des productions de la Haute Marne et des contrées voisines. J’aime surtout les pulls en laine de Sylvain, éleveurs de Solognote et Noire du Veley, qui ont l’air super, et ses chaussons en agneaux retournés, pas trop chers.

- Callune.fr, parce que ce sont des producteurs de chez moi et je peux vous certifier que la viande de la ferme des Nautas est vraiment excellente. Je vous conseille aussi la bière Felis ainsi que la 1000, les yaourts du domaine de Fantouillet, les fromages et jus de pommes d’Anne Lacroix, les cidres de Michel Deslandes… Autant de fermes que j’ai visité et de produits que je consomme régulièrement !

- Le jardin d’abricotine : des produits simples et d’autrefois, pour se faire du bien (senteurs, soins naturels et gourmandises). Là encore, les producteurs sont soigneusement sélectionnés, le créateur du site web a parcouru la France pour les dénicher.

Si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à les signaler dans un commentaire !

Rando’miel

septembre 17, 2009 par emmanuellemayer

rando-mielMes amis Hélène et Marc, créateurs de la ferme des abeilles, organisent cet automne des week-ends “Rando’ miel” comprenant des randonnées avec Stéphane, accompagnateur de randonnée, des repas à base de miel, une initiation aux soins corporels par le miel et des nuits au calme…

Le tout au départ et à l’arrivée de la gare d’Eymoutiers, pour ceux qui voudraient se passer de voiture !

Ces week-ends originaux ont lieu les 3-4 oct ; les 10-11 oct ; et les 21-22 nov.

Plus d’infos ici

Hélène et Marc se sont installés voilà plus de 20 ans dans leur ferme apicole pour y faire du miel puis un gîte, des chambres d’hôtes, des produits de beauté au miel, des jeux de stratégie en bois et, il y a peu, une maison écologique en paille, autoconstruite. Vous pouvez acheter leurs produits et découvrir leur ferme ici (je précise que leur miel est à tomber…)

Quant à Stéphane, il a longtemps travaillé à Limoges sur la question de l’accueil de nouvelles populations en milieu rural… avant de lui-même sauter le pas en achetant une vieille bâtisse sur le plateau de Millevaches, et en faisant le choix de vivre de sa passion, la randonnée et la montagne, en complément d’un emploi dans une association locale.

Deux beaux parcours de vie, deux exemples de pluriactivité en milieu rural…

L’esprit Village souffle sur les kiosques

septembre 13, 2009 par emmanuellemayer

Ca y’est, il est sorti !

cou100Gd

L’esprit Village remplace Village magazine. Un nouveau nom pour une nouvelle formule.

La ligne éditoriale est bien résumée par la base-line : Savoir faire et vivre autrement.

Côté maquette, on a misé sur un esthétisme sobre, autour du gris et du vert tendre, avec beaucoup de photos et de blanc : pour ma part, je suis emballée.

Le magazine se compose de 3 parties :

Tout Simplement

C’est LA nouveauté du mag, une 20e de pages supplémentaires, pour retrouver son autonomie et apprendre à faire soi-même… Dans le numéro de rentrée (le n=°100) : ramasser, conserver et transformer les coquilles d’automne (noix, noisettes & châtaignes), élever des lapins, fabriquer son savon, ramasser les girolles…

Vivre ici

Sous ce nouveau nom, nous retrouvons les rubriques consacrées aux villages où il fait bon vivre, s’installer et créer, ainsi que les initiatives des territoires. Pour ce numéro spécial, un dossier sur nos villages “coups de coeur”.

Choix de vie

Dans cette partie du journal, qui arrive à la fin, nous retrouvons les “ils se sont installés” : autant de créateurs, de personnes qui ont changé de vie, d’entreprises qui nous inspirent. Ainsi que des petits dossiers qui aborde une question de manière plus approfondie. Dans ce numéro : une dame qui répare les parapluies, un dossier sur ceux qui travaillent sous yourte (bureau, cabinet…) et mon sujet sur le centre agro-écologique Le Battement d’ailes en Corrèze (L’effet papillon).

Sans oublier les actus (rubrique Battements) et les précieuses petites annonces (la gazette de village).

Je vous invite donc à découvrir la nouvelle formule de Village à travers son numéro 100 (septembre-octobre).

Vos commentaires sont les bienvenus !

http://www.village.tm.fr/

Algues vertes, alerte rouge

août 22, 2009 par emmanuellemayer

Nettoyer les plages avec des fonds publics, mais surtout ne pas remettre en cause notre modèle agricole qui est pourtant la cause mille fois prouvée de cette prolifération d’algues (eutrophisation due aux nitrates des élevages de porc intensifs). Voilà le discours du gouvernement.

Transports routier, agriculture intensive, industrie automobile, pêche… au nom du sacro-sain emploi, aucune remise en question n’est possible. Peu importe que l’on étouffe sous les émissions de gaz à effet de serre, que les nitrates et les pesticides envahissent l’eau, que l’on roule moins en voiture ou que les poissons sont menacés d’extinction à cause de la surpêche.

Il ne s’agit pas de laisser les routiers, les éleveurs de porc hors-sol, les pêcheurs ou les ouvriers automobiles dans la merde, mais de soutenir la conversion des entreprises.

Il est bien possible de convertir une exploitation agricole conventionnelle en bio, il est même possible de changer de carrément de production, d’arrêter le porc pour la chèvre, la pomme ou le blé, que sais-je. Alors pourquoi pas les autres industries polluantes ?

Les sociétés de pêcheurs pourraient-elles devenir transporteurs marins ?

Les routiers conducteurs de train ?

Les industries automobiles, des industries qui fabriquent des bus et des tramways ?

Est-ce si incroyable ?

Ne pourrait-on pas utiliser les fonds publics pour aider les entreprises à se convertir, via des dispositifs incitatifs avantageux (au lieu de dépenser de l’argent à nettoyer les plages tous les ans… ) ?

Un boulot sur le plateau

août 20, 2009 par emmanuellemayer

Une info en passant…

L’association Pivoine (accompagnement des porteurs de projets) et le Monde Allant Vers (ressourcerie auto-gérée), toutes deux basées à Eymoutiers, recrutent !

Le Pays d’Ouest Limousin cherche également un chargé de mission services à la personne.

Et le MRJC Limousin, un animateur.

Des opportunités à saisir :

voir les offres sur le site de De Fil en Réseaux

(je sais pas vous, mais c’est le genre de post qui me donne le sourire !)

Camp Climat : Voyage en utopie réelle

août 16, 2009 par emmanuellemayer

CampActionClimat_Affiche2009La semaine dernière, j’ai participé au premier Camp Action Climat français, installé du 3 au 9 août à Notre Dame des Landes dans le cadre de la Semaine de Résistance organisée par les opposants au projet d’aéroport prévu sur place.

J’ai planté la tente sur pour le plaisir de vivre pendant quelques jours avec une empreinte écologique minimale, découvrir l’autogestion en pratique, et rencontrer différentes populations militantes. Je n’ai pas été déçue !

Mixité militante

Sur le camp, il y avait des écologistes qui votent Cohn-Bendit et des autonomes adeptes des black-blocs.

Des activistes rigolos comme la Brigade Activiste des Clowns (BAC) et des rats de bibliothèques.

Des végétariens et des éleveurs.

Des jeunes filles équipées de lingettes et des décroissants pointilleux anti-rasoir jetable.

Des citadins bobo et des paysans.

Des mères de familles branchées co-écoute et développement personnel et des lesbiennes féministes

Joyeux cocktail !

Autogestion : c’est possible !

Je connaissais l’autogestion pour l’avoir vu à l’œuvre dans certaines associations et entreprises du plateau de millevaches, mais avec des équipes d’une dizaine de personnes tout au plus.

L’autogestion, c’est une façon de s’organiser collectivement, sans chefs ni responsables de quoi que ce soit.

Là, nous étions 600, et l’autogestion concernait aussi bien la vie quotidienne (cuisine, vaisselle, vidage des toilettes sèches, permanence…) que les actions contre l’aéroport (la raison initiale de la présence du camp) ou l’organisation d’activités sur place (débat sur le concept de nature, cours de chant, atelier sur la fabrication du pain).

Le campement était divisé en plusieurs quartiers ou barrios, tous dotés d’une cuisine. Chaque matin se tenait une AG de quartier pour discuter aussi bien du fonctionnement du prix libre que de la nécessité d’ajouter des panneaux devant les poubelles de tri ou encore de l’animation de l’espace enfant…

Les décisions, s’il y en a à prendre, se font au consensus, via des gestes : on secoue les mains en haut pour dire qu’on est d’accord, en bas pas d’accord. Le poing levé signifie une opposition formelle (il faut alors rediscuter), les mais devant soi signifient la mise en retrait etc.

Dans ce type d’AG, “il faudrait peut-être rappeler le coût de revient d’un repas” devient “je propose de faire un nouveau panneau pour mettre le coût de revient d’un repas”. Voir “je propose qu’avec ceux que ça intéressent, on se retrouve à 14h pour fabriquer de nouveaux panneaux”.

Deux personnes se désignent pour aller à la réunion Inter-quartier qui chaque matin fait le point. Le “compte-rendu” de cette réunion se fait sous forme de criée publique par des volontaires.

Vous avez envie de monter une chorale militante sur le camp, d’améliorer l’état des douches, de sensibiliser aux charmes du voyage à vélo ? Faites-le ! Hop, une inscription sur le vaste panneau “ateliers” situé à l’accueil, et c’est parti. Il vous suffit de mettre une heure et un lieu (au choix parmi les nombreuses yourtes et chapiteaux installés)

Le même système d’inscription fonctionne pour les actions de la vie quotidienne que sont la vaisselle, la cuisine, la vidange des toilettes sèches, les permanences à l’accueil, au Média Center, à l’espace enfants et la gestion de l’Economat (garde-manger).

Sur place également, un espace-écoute, où des volontaires formés sont là pour soulager les maux de l’âme et une tente. Deux médecins sont volontaires sur le camp et nous avons testé un système d’alerte d’un efficacité redoutable en cas de malaise . On crie “urgence yourte jaune près des toilettes” et le message se propage de cris en cris sur le tout le camp. En moins de deux minutes, les médecins accourent.

En quelques jours sur le camp, j’ai été bluffée par la réussite d’une organisation auto-gérée.

Bien-sûr, un certain nombre de règles avaient été décidées en amont (en autogestion aussi), et l’impressionnante installation était déjà en place (piquets pour dégager des allées suffisamment larges pour le passage des pompiers, tentes, chapitaux, yourtes, tuyauteries, accès eau, éolienne, toilettes sèches, cabines de douches en palettes et tissus etc. etc.). Mais là encore, tout citoyen motivé pouvait participer à la préparation.

Désaccords et difficultés

affichesA3COULEURCar malgré tout, il y a a eu !

La première concerne les médias. Une règle définie en amont, courante dans les camps climats et autres campements anti-G8 ou Otan, interdisait le campement de journalistes, n’autorisant leur venue qu’accompagné d’un référent. Et voilà que Laure Noualhat, excellente journaliste à Libé, Siné Hebdo et Terra Eco, bien connue des milieux écolos et décroissants, s’est pointé la tente sous le bras. Une réunion pour décider de son sort a été mise en place, pour ceux que le sujet intéressait. Nous n’étions qu’une quinzaine, avec une moitié de pro-médias (dont moi) et une autre moitié clairement anti. La discussion s’est enlisée. Entre moi, qui passait pour une fleur bleue, et mon voisin, autonome et parano, le consensus n’a pas pu être trouvé. Nous avons décidé de ne pas faire exception à la règle, car nous n’étions pas assez nombreux pour la modifier, surtout que le camp était déjà bien avancé. J’étais honteuse pour Laure (qui a pu tout de même camper à côté, chez les Objecteurs de Croissance). Mais compréhensive tout de même. Car les choses ne sont pas si simples. Le Camp Climat, en tant que tel, n’avait pas pour objectif de provoquer un buzz médiatique contre l’aéroport. C’est la Semaine de Résistance qui avait cet objectif. Le Camp climat est considéré comme un lieu de vie, où se prépare des actions, pas un zoo… Néanmoins je reste opposée à cette règle, qui a d’ailleurs choqué tous les journalistes. Journalistes qui, s’ils avaient pu camper, auraient peut-être davantage parlé des joies de l’autogestion… (lire à ce propos l’article de Laure Noualhat pour Libé et celui de Philippe Cohen pour Marianne qui, semble t-il, l’a joué incognito ce qui, finalement, est peut-être la meilleure solution…

Autre point de dissensus : l’action dite d’”auto-réduction” au Super U. Un petit groupe d’autonomes a cru bon de débouler cagoulés pour se servir dans les rayons du supermarché, et de ramener ce butin volé au camp. Inutile de dire que nous étions très nombreux à désapprouver cette action, d’autant plus illégitime sur un camp où l’on ne manque pas de victuailles.(cf article de Marianne sur le sujet)

L’aéroport

Deux raisons m’ont amenées à me situer contre ce projet :

- Le site choisi est agricole. 2000 hectares noyés sous le bitume et 50 exploitations agricoles détruites si l’aéroport est construit !

- Investir dans l’aérien à l’heure du réchauffement climatique et de la fin du pétrole, c’est une pensée à court-terme, qui fait fi du développement durable. Je ne prône pas la fin des voyages en avion, simplement la diminution du flux aérien, notamment pour les marchandises.

Si vous vous demandez à quoi ça ressemble, en images, un camp climat, allez visionner les vidéos

Vacances pas chères en Limousin

juillet 27, 2009 par emmanuellemayer

Le Limousin, c’est beau et il y a plein de choses à y faire : se baigner en pleine nature dans les lacs, faire des promenades à cheval, visiter des fermes et des ateliers d’artisans, randonner, mais aussi visiter un jardin de plantes médicinales, expérimenter le Qi Gong et bien d’autres choses encore.

C’est en réalisant un travail d’auteur pour le guide  “Balado Limousin” que j’ ai vraiment pris conscience de la beauté et de la richesse de cette région. Pour ce guide touristique, qui rassemble des activités et balades originales à faire dans la région (classées par thème : marcher, rouler, chevaucher, voguer, histoire, arts, métiers, enfants…), j’ai travaillé principalement sur la Creuse et je me suis extasiée des paysages chaque jour pendant un mois !

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Le guide Balado Limousin vient de sortir : vous le trouverez dans toutes les bonnes librairies !

limousin_baladoSi vous souhaitez venir, pour l’hébergement, je vous suggère Accueil Paysan (www.accueil-paysan.com), dont l’offre est particulièrement riche dans notre région.

Vous pouvez aussi opter pour la formule conviviale et économique qu’est le couchsurfing (http://www.couchsurfing.org/?user_language=fr) ou encore l’échange de maison (plusieurs sites au choix, tapez échange de maison dans votre moteur de recherche).

Bonne balade !

ps : Pour ma part, entre deux reportages, je goûte au plaisir d’une baignade dans le Lac de Vassivière… J’ai la chance d’habiter à 15 km de ce lac splendide. Alors une fois la journée de boulot terminée, hop, à la plage. Impression de se téléporter en vacances : le bonheur !